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Kinshasa

Les loisirs, un luxe pour l’enfant kinois

Carat Kuhinia

loisir

Les jeux étant un moyen de détente de l’esprit et de la croissance physique se voient être une rarissime occasion pour l’enfant congolais. Très souvent c’est soit les parents qui ne facilitent pas cette occasion, soit l’enfant lui-même ne s’offrent pas cette habitude  pourtant au-delà d’être une importante activité pour l’épanouissement de l’enfant, le loisir est un droit pour l’enfant et les parents ont ce  devoir de le lui accorder comme la loi sur la protection de l’enfant  stipule dans son cinquante quatrième  article.

En soi, les enfants aiment la détente.

Yannick, un garçon de 9 ans nous dit qu’à part la gymnastique au collège, dans son quartier, il n’a pas de copains vu que son père n’aime pas et ne sait pas jouer avec eux parce qu’ils le font de manière impropre surtout le football. « Ils placent juste des bâtons vers les deux coins du long de la route qui serviront de deux poteaux, nous décrit Yannick  en soulignant que, sur la même rue, les voitures passent à tout moment et ce n’est pas prudent pour eux.et pendant les grandes vacances je n’ai aucune activité oisive, papa n’aime pas »conclut-il. Christ-vie quand à lui, non seulement que ses parents n’ont pas des moyens financiers pour lui donner les occasions de détente, mais aussi là où il étudie, ils n’ont pas des outils oisifs et la gymnastique recommandée a l’école se présente comme une corvée hormis bien évidemment la journée culturelle qui n’est organisée qu’une fois l’an scolaire. Son amie du quartier, Bénédicte qui a 15 ans comme lui, ne profite que des occasions scolaires pour se divertir qui n’est qu’une fois, l’an scolaire, c’est la journée culturelle « c’est lors de la journée culturelle qu’il y a des activités comme le chant, la dance, le foot et le poeme.il faut choisir une d’entre elles pour pratiquer durant la fête. Et très souvent, moi je danse » nous dit Bénédicte. Ils ne sont qu’un échantillon, un bon nombre d’enfants n’ont pas des occasions oisives et à la question de savoir s’ils savent que c’est un droit, les enfants sont ignorants et tous ont dit : « non, je ne sais pas ».

Les parents veulent rendre leurs enfants responsables dès le bas âge.

Tous les parents abordés, ne nous ont donné qu’une seule raison qui les pousse de priver aux enfants les occasions d’oisivetés outre les moyens lucratifs. C’est celle de rendre leurs enfants responsables et ils expliquent ce fait par la délinquance juvénile qu’il y a actuellement et les occasions de distractions ne feront qu’envoyer leurs enfants vers le danger. Comme renchérit le père de christ-vie « déjà les endroits de loisirs sont payant et a la rue, les enfants sont exposés parce qu’ils ne jouent qu’au foot et sont mélangés avec les enfants de la rue.ca je ne permettrais jamais à mon enfants ».le père de Yannick  insiste sur le fait qu’il travaille et son travail lui prend tout le temps et si son fils veut détendre son esprit, il n’a qu’à lire « actuellement toute détente est dangereuse pour les enfants, déjà internet offre n’importe quoi dans ses sites un peu secrets, l’abonnement est couteux, aussi les endroits réservés sont luxueux. Tout coute cher, qu’il se détende à la lecture». Et c’est le cas pour la mère de Bénédicte : « je manque des moyens pour offrir à mon enfant la bonne détente quand bien même je sais que c’est son droit ». bien des gens ont également réagi a ce sujet comme monsieur Rigobert qui pense que pour le meilleur épanouissement de l’enfant il faut lui offrir tout et ce tout c’est l’éducation : « bien des parents se tardent sur l’instruction et oubli que l’éducation n’est pas que celle-ci nous renseigne t- il, le loisir aussi fait partie de l’éducation, physique et mentale même que vous pouvez offrir à votre enfant et de manière préparé financièrement pour ne pas se plaindre, c’est un devoir »conclut le monsieur.

Les directeurs des écoles sont intervenus

Le directeur de discipline de l’école armée du salut de la commune de kalamu a eu a signalé que dans des programmes scolaires, la gymnastique comme élément disciplinaire est aussi une détente sans signalé la journée culturelle qui est organisée une fois l’an scolaire. « Des sorties oisives comme excursions étaient prévues mais nous évitons des accidents et calamités naturelles que nous pouvons rencontrer sont des éléments qui écartent des sorties » conclut-il. Au complexe scolaire jean jacques rousseau, le directeur des études nous dit : «  il y a des travaux manuels, la gymnastiques et des journées d’activités oisives, nous faisons de notre mieux pour leur assurer l’éducation complète peu importe les déficits ». Au moins  dans des écoles les occasions sont présentes mais peu et limités

Le psychologue et le juriste condamnent la pensée des parents.

Monsieur Henri Ingwa, psychologue de son état  soutient qu’il est très important de donner aux enfants les occasions de loisir et même obligatoire car le loisir détend l’esprit et favorise une bonne croissance du corps de l’enfant. « C’est par cette même détente que l’on découvre les talents de l’enfant et on saura mieux l’orienter au-delà de l’épanouissement que cela lui apporte. Il conclut en disant  qu’il faut juste canaliser les jeux de l’enfant et organiser qui renvoi au moment et a la durée de détente tous dans un même but, former la personnalité de l’enfant ».et  le juriste Félicien Mwamba n’a eu qu’une phrase : « Eduquer c’est un devoir, le parent est obligé de l’accomplir ».

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2 thoughts on “Les loisirs, un luxe pour l’enfant kinois

  1. David Lionel SOUZA

    Merci énormement pour vos publications richissimes Madame Carat KUHINIA, vos suggestions et conseils nous accroient dans l’art de gérer la cité. Puisse Dieu nous illuminent afin de rayonner dans le monde.

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